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Histoire du QG & de la Province

Quartier général et Province

1920 — aujourd’hui (S. d. F.).

 

Il peut sembler curieux de compter le Q. G. comme groupe, mais il semble bien que le Q. G. lui-même était officiellement une troupe. Il possédait en tous cas un étendard (marqué « Quartier général » au franc-canton) sur lequel on voit, dans Scouts, images de l’histoire et de la vie des Scouts de France (1952), un novice prononcer sa Promesse, sans doute pour la photographie seulement.

 

Le Q. G. a longtemps été situé dans des locaux prêtés par l’Action catholique du père Desbucquois s. j., 66ter, rue Saint-Didier (XVIe arrondissement), tout près de Saint-Honoré-d’Eylau. Tandis que la Route s’installe 45, boulevard de Montmorency après la guerre, le Q. G. déménage rue de Dantzig, dans le XVe arrondissement, où il reste jusqu’à la fin des années 1960. On le voit ensuite 23, rue Ligner, dans le XXe, puis dans un immeuble neuf de l’avenue Jean-Jaurès, dans le XIXe. En 2005, le déménagement dans les locaux plus fonctionnels des G. d. F., rue de la Glacière, est programmé. Le centre national des S. U. F., d’abord situé un peu fictivement chez quelques membres du groupe Saint Louis, dans le XVIe arrondissement, a été logé des années 1980 à 1995 12, rue Antoine-Roucher, près de l’église d’Auteuil, dans deux appartements prêtés ou loués par une famille, adresse élégante et locaux pittoresques, mais mal pratiques, qui sont remplacés, à Vanves, par des bureaux neufs rachetés au magazine Terres lointaines.

 

La province a compté, avant la guerre, un certain nombre de meutes « Notre-Dame de… » (« Liesse », « Paris », etc.), troupes « Saint Georges » (en général) et clans aux noms variés, à-peu-près un par district, qui étaient des unités de formation réunissant les jeunes chefs ou cheftaines pour des week-ends ou de courts camps. « Saint Georges », d’abord unique, s’adressait à des chefs déjà expérimentés, tandis que le groupe Montalembert prenait les plus jeunes ; tous étaient d’ailleurs invités (mais non pas obligés) à suivre un C. E. P. à Chamarande ou au Breuil. Le stage à Montalembert était de six mois et incluait un camp.

 

En 1925, Forestier, encore laïc, et adjoint de Macédo, organise toute la branche Route, qui ne consiste alors qu’en deux unités, les routiers de Saint-Louis et ceux des Vaillants Compagnons (3ème Paris), et des embryons de clans çà et là. Il lui donne un cercle d’études, « Saint Paul », parallèle au cercle « Psichari » pour les éclaireurs, et au cercle « Vera Barclay » pour les louveteaux. Le cercle Saint Paul se tient d’abord au cours Saint-Louis, rue de Monceau, puis au « 104 », et a dès le début Ramondot et Doncœur pour animateurs. La Route, bulletin provincial, naît en 1926 sous la direction de Ramondot. Macédo dirige une seconde réorganisation en 1932.

 

Les clans sont souvent communs à plusieurs groupes, et de façon très mouvante. D’autres appartiennent à des écoles, comme le célèbre clan des Rois-Mages à Polytechnique. En fait, il semble que, hors les clans des écoles, le système était le suivant : en 1931-1936, tous les clans existants sont fédérés plus ou moins de force dans des clans de district, chaque district étant subdivisé en secteurs, échelle réelle du clan (il y a donc plusieurs clans de district par district). Lorsqu’un groupe a suffisamment de routiers, en général une quinzaine, son clan peut s’émanciper, soit seul, soit avec des routiers des groupes voisins.

 

En 1931, les districts de la Route étaient ainsi attribués : le nord I et II pour Goutet, l’est I et II pour Tourneur, sud I et II et centre I et II pour Édouard de Castet, de la 71ème (Pasteur) ; ouest I, II et III pour Cruiziat.

 

Il ne semble pas que ces clans aient reçu de numéro, mais cela reste possible, car il y a des numéros vacants dans ces années 1931-1936.