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Histoire des Clans Parisiens

Clans

Ouest II - Est I - Est II - Nord I - Nord II & III - Sud I - Sud 2 - Sud 3 - Centre II - Clans universitaires - Clans spécialisés

 

Clans de district Paris Ouest II

Don Bosco

 

Il s’agit du clan commun des 27ème (Saint-Philippe-du-Roule) et 28ème Paris (la Madeleine), réaffilié en octobre 1935 avec les unités suivantes : 27ème, 28ème, 19ème (Roland), 15ème (Saint-Charles-de-Monceau) et la 104ème de Saint-François-de-Sales, ainsi que la 104ème de Sainte-Marie-de-Monceau. Dès la rentrée de 1936, le clan, dont les chefs sont Henri Pouilly et Lucien Huveteau, de la 27ème, et l’aumônier le fr. Pol de Léon, o. f. m. (de la rue Marie-Rose), a son organe imprimé, le Carnet de route du clan Don Bosco.

 

C’est une sorte de clan-école, comme celui de la 25ème, et il accueille aussi bien les routiers isolés que les routiers en formation pour d’autres clans ; Cruiziat, devenu C. N. A. R., continue de participer aux camps ; il est d’ailleurs C. A. D. R. pour Paris ouest II et Paris est I en même temps. Été 1935 : camp avec le père Boulay, o. p., du « 222 ». Juillet 1936 : Pyrénées. À la rentrée de 1936, la Madeleine prend son indépendance. Juillet 1937 : Luxembourg. Est-ce de Don Bosco que vient la prière traditionnelle du vendredi à 7 heures du matin ? En tout cas, le clan faisait célébrer, tous les premiers vendredis du mois, une messe destinée aux routiers travaillant dans le centre de Paris dans la crypte de la Madeleine.

François-Xavier

 

Clan commun affilié en octobre 1935 regroupant Saint-Louis-d’Antin, Fénelon, Saint-François-de-Sales, et la 1ère Levallois (qui est dans Paris ouest III). Le premier C. C. était Eugène Dary, d’ailleurs C. G. de Saint-François-de-Sales, qui devient C. D. en 1936 en succession de Pierre-Louis Philippe ; l’aumônier l’abbé Leroux puis un franciscain, le p. Jean-François Barbier o. f. m. Juillet 1937 : Vivarais. Après la guerre, ce clan existe encore, mais réduit à son groupe d’origine, Saint-François-de-Sales.

 

Bayart a toujours eu un clan propre. Paris ouest I n’a jamais eu de clan de district, Saint Louis gardant son clan propre et les autres groupes du XVIe arrondissement l’imitant. On ne peut compter le « clan Lyautey », groupe de formation des chefs du district créé en 1938, comme un clan.

 

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Clan de district Paris Est I

Saint François d’Assise.

 

Clan fondé en octobre 1935, qui prend son nom d’un camp vers Assise réalisé l’été précédent. Cruiziat en est le fondateur et le dirige jusqu’en 1938. Il récupère certaines unités du clan du Roi Albert, dont la 24ème, la 99ème, la 3ème, la 62ème, etc., c’est-à-dire le XIe arrondissement et une partie de la banlieue, dont Saint-Mandé et Nogent-sur-Marne. Le local est celui du district, c’est-à-dire celui de la 99ème, à La Roquette. En 1937, il donne le Jeu du Pain et du Vin de Schæffer, d’abord à Strasbourg, devant la cathédrale, pour le congrès eucharistique, puis rue Marie-Rose, en présence du père Forestier, puis en plein air, au patronage des Otages, devant Doncœur. Été 1937 : de nouveau Assise. Après la guerre, le district de Paris est I (Popincourt) compte deux clans importants, « Vives Clartés » et « Chant de Joie » (attaché à Saint-Ambroise).

 

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Clan de district Paris Est II

Roi Albert puis Notre-Dame Sainte Marie.

 

Clan fondé en 1931 par Paul Beucher, Cruiziat en assurant la relance en 1934-1935. Beucher le dirige encore en 1935-1936, puis cède la place à Robert Bajard. Ce clan regroupe la 3ème (Saint Michel), la 17ème (Pelleport), la 24ème (Saint-Éloi), la 37ème (Charonne), la 62ème (Saint-Joseph), la 84ème (Saint-Gabriel), la 99ème (La Roquette), la 106ème (Saint-Esprit), la 1ère Saint-Maur-des-Fossés, la 1ère Nogent-sur-Marne (Albert de Mun), puis, de façon plus mouvante, la 1ère Bagnolet, la 1ère Vincennes, la 2ème Vincennes, la 1ère Villemomble, la 1ère et la 2ème Fontenay-sous-Bois, la 1ère Les Lilas.

 

En 1936, le clan de Paris est I est créé, qui reprend une partie de ces unités. En 1937, la 3ème et la 99ème Paris font clan ensemble (« La Ferronays ») ; la 1ère Saint-Maur est indépendante, mais la 84ème Paris rejoint le clan de district. Le clan existe toujours en 1939. Noël routier à Jouy-le-Moûtier, près de Pontoise, en 1935 ; au Plan-de-Champigny (dont l’Au. D., l’abbé Régnault, est curé) en 1936. En mai 1937, pour financer son camp en Alsace, il joue Le jeu du Travail, que les routiers ont écrit, dans les salles paroissiales de la 84ème. Août 1939 : Jura (le C. C. est Christian Legros).

 

Pendant la guerre, un ancien de la 37ème, Louis Hacquin, dirige le clan qui a changé de nom et regroupe 17ème, 42ème, 84ème et 92ème, mais pas la 37ème, qui a son propre clan (clandestin) jusqu’en 1943, date où il rejoint le clan de district. Le foulard est alors mi-parti bleu et blanc. Hacquin est C. D. de Paris est II en 1945.

 

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Clan de district Paris Nord I

Saint Michel.

 

On connaît un clan de Paris nord I qui regroupe 47ème (Sainte-Marie-des-Batignolles), 77ème (Saint-Michel-des-Batignolles), 79ème (Saint-Joseph-des-Épinettes) et 75ème (La Trinité), sous le nom de « Saint Michel » — c’est le nom du clan de la Trinité — mais il est dissout en 1936, au moment même où Paris ouest II met au point ses propres clans de district. En 1937, le clan se divise en trois : « Saint Pierre » à Montmartre, « Clan des Bergers » à Clichy, clan du secteur de Saint-Ouen et Gennevilliers.

 

Le clan « Montcalm » de la 82ème (Saint-Ferdinand-des-Ternes) est resté à part, puisque ce groupe appartient à Paris ouest III.

 

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Clan de district Paris Nord II et III

Monseigneur Jalabert.

 

Clan créé en 1936 pour les XVIIIe et XIXe arrondissements, mais sans doute de façon provisoire, car le C. A. D. R. Roger Rolland a voulu, dès 1936, favoriser la création de clans de groupe, contrairement à ses collègues de Paris est ou de Paris ouest II. Ce clan comprend en particulier la 78ème (Saint-François-d’Assise). Il est confirmé en 1937 sous le nom d’un missionnaire et donne un Noël routier à Rungis. Son chef, et C. A. D. R., est alors Max Huet. Août 1936 : Pyrénées. Juillet 1937 : Alsace. Août 1939 : Luxembourg. Lors de la création de Paris nord III, le clan reste unique pour les deux districts.

 

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Clans de district Paris Sud I

Maud’huy.

 

On connaît dans les années 1930 un clan commun des 33ème (Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle), 38ème (Saint-Dominique), 39ème (Saint-Lambert-de-Vaugirard) et 34ème (Saint-Léon), donc le XVe arrondissement, plus en 1937, la 113ème de Saint-Antoine-de-Padoue, mais moins la 38ème. Ce clan, qui se nomme « Maud’huy », a pour chef George Gauthier, alors A. C. Pr. R. et C. A. D. R., en 1935-1937. Le local est à Saint-Léon. Septembre 1936 : Pyrénées. Août 1937 : Auvergne. Noëls 1937 : Goussainville, Le Plessis-Gassot, Tremblay-lès-Gonesse. En 1938, il regroupe les 34ème et 94ème de Saint-Léon, la 68ème de Javel, la 35ème. Août 1939 : Pays basque. Ce clan est toujours mentionné en 1949 et possède alors son bulletin, L’étape. Feuillets de Route du clan Maud’huy.

Clotaire Nicole.

 

Regroupe, à la rentrée de 1938, les 93ème, 193ème et 113ème Paris, 1ère Vanves et 2ème Issy.

 

Saint Paul.

Clan attesté en 1937 pour la banlieue de Paris sud I : Clamart, Issy, Vanves, Malakoff et Bagneux. Le local est à Malakoff. Septembre 1937 : Briançonnais.

 

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Clans de district Paris Sud II

Bournazel.

 

À la rentrée de 1937, un clan de district est créé pour Paris sud II intra muros : 57ème, 90ème, 120ème, 66ème et 38ème, c’est-à-dire le XIVe arrondissement. Il ne reçoit pas son nom avant 1938. Son premier C. C. est René Colas. Août 1939 : Vanoise.

 

Vieux Loup.

Clan attesté en 1937 pour la banlieue de Paris sud II : Sceaux, Les Blagis, Fontenay-aux-Roses, Montrouge, Châtillon-sous-Bagneux. Le local est à Sceaux.

 

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Clan de district Paris Sud III

Saint Paul, puis Saint Martin.

 

Clan attesté en 1936-1939 pour le XIIIe arrondissement et la banlieue, c’est-à-dire le district Paris sud III, qui semble légèrement postérieur au clan (il est créé en octobre 1936). En 1936, le C. C. est George Gauthier, qui dirige aussi « Maud’huy ». Août 1936 : Alpes. Août 1937 : Mont-Saint-Michel. Noëls 1936 et 1937 : plateau d’Ivry. Août 1939 : Oisans.

 

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Clan de district Paris Centre II.

Christ Roi.

 

Pas de clans de districts connus pour Paris centre avant la création du « Christ-Roi » pour Paris centre II à la rentrée de 1937. En 1926-1939, Ozanam et Massillon jouent ce rôle pour Paris centre I.

 

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Clans universitaires

 

Après l’éparpillement de Saint Jacques, les clans universitaires parisiens sont indépendants les uns des autres. En 1948 sont attestés :

 

 

Aucune de ces unités ne survit à l’effondrement de la Route dans les années 1960. Elles étaient, pour la plupart, étroitement liées à l’aumônerie étudiante correspondantes, dont elles portaient souvent le nom.

 

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Clans spécialisés

 

Jean Bouin

Clan sportif pour l’Île-de-France. Mal connu, mais actif, il a exercé une influence importante avant la guerre de 1940. Après, l’activité sportive du scoutisme s’est concentrée sur le judo et ce clan semble avoir disparu. Il n’a apparemment pas reçu de numéro et il est possible qu’il n’était pas provincial, mais national.

 

Clan militaire — clan « Charles de Foucauld » de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr

Ce clan est né en 1935 d’une initiative du clan de Saint-Joseph-des-Épinettes (79ème) et semble indépendant en 1936, même si ses locaux restent au 59, cité des Fleurs. Ce clan comprenait en particulier des séminaristes appelés ou mobilisés. Il ne doit pas survivre à 1939.

 

Ce clan est à lier au clan « Charles de Foucauld » de Saint-Cyr (mi-parti blanc et rouge, écusson des équipes sportives de l’école — bleu au casoar blanc et rouge et, en camp bleu clair plain) créé en 1928, mais jamais affilié à aucun mouvement, semble-t-il, au contraire du clan S. d. F. de Navale. Y sont passés Delsuc, Duriez-Maury, Henry Desserteaux, Jacques Desplats, François d’Alverny, le futur jésuite François de Sury d’Aspremont… Ses chefs ont été le lieutenant de Saint-Remy, puis le capitaine Parisot, professeur de géographie, puis François d’Alverny, alors en service à la caserne du régiment d’infanterie coloniale de Clignancourt — celle même du clan militaire de Paris, et c’est là qu’est le lien — afin de ne pas mettre Parisot en porte-à-faux, car les règlements contraignaient les routiers à conserver l’uniforme en toutes circonstances. Montjamont, alors instructeur à l’école, s’est tenu lui-même pour membre du clan en 1939. On connaissait trois équipes en 1946-1947, mais le clan ne doit pas survivre aux années 1950.

 

Bleimor

Il s’agit de l’unité aînée associée au centre d’expression bretonne de Paris fondé par Pierre Géraud-Kéraod en 1945 ; le clan lui-même est affilié en 1947, avec un feu G. d. F. contemporain. Il était localisé dans la province Saint-Denys dont Cerbelaud-Salagnac, lui-même amateur de celtisme, avait eu la direction jusque vers 1943, et où il avait tenté de créer un centre bretonnant.

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