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Histoire des troupes 70ème à 79ème PARIS

Troupes

22ème - 70ème - 71ème - 72ème - 73ème - 74ème - 75ème - 76ème - 77ème - 78ème - 79ème - 85ème - 174ème - 175ème - 217ème - 274ème - 275ème - 278ème

 

70ème Paris

Cité Jeanne-d’Arc (paroisse Notre-Dame-de-la-Gare).

1930 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Sud II puis III. — Sainte-Geneviève (Bièvre).

 

La 70ème Paris (bleu, bande blanche) est fondée avant 1930, son clan en 1932. Elle est mentionnée en 1930 — son premier C. T., Jacques Chavanat, épouse Anne Devémy, Akéla à la 54ème — et 1935. Cette année-là, elle reçoit une forte subvention du district, ce qui montre qu’elle est une troupe populaire ; mais elle n’en a pas moins six patrouilles. La cité Jeanne-d’Arc était un des îlots insalubres les plus sinistres de Paris. Régulièrement attestée ensuite, elle expérimente la réforme. Un groupe S. d. F. existe toujours (bleu foncé, bande verte).

 

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71ème — 72ème — 73ème Paris.

Pasteur (paroisse Saint-Pierre-du-Gros-Caillou).

1915 (E. d. F.) — 1928 (S. d. F.) — aujourd’hui (S. d. F., plus les S. U. F. 1971).

Paris Centre II. — Saint-Michel (Invalides).

 

Le groupe Pasteur a une origine peu commune : il est fondé dès 1915, soit au même moment que la 2ème Paris primitive, mais au sein des E. d. F. ! De sorte qu’à quelques mois près, Pasteur est le plus ancien groupe de Paris. Il porte le nom de Louis Pasteur, le grand savant catholique, mais il est probable qu’il s’agissait à l’origine du groupe Pasteur du lycée Buffon dont le chanoine Cornette, en 1918, rencontre des éléments. Cette particularité semble inconnue des historiens et, naturellement, du groupe lui-même. Puis le groupe, majoritairement catholique dès sa fondation et entièrement quelques années après, passe aux S. d. F., d’abord la 71ème et la 72ème en 1928, puis la 73ème en 1931, mais elle existait déjà, puisque le numéro avait été réservé. Une telle ancienneté vaut à Pasteur l’honneur de représenter le mouvement lors de la visite de Baden-Powell en décembre 1936, honneur que ne partagent que (et dans cet ordre) les Vaillants Compagnons de saint Michel, Saint Louis et Cardinal Dubois. Ce grand groupe était, et reste, assez mondain, comme en témoigne sa « fête d’été » dans le jardin de l’hôtel du duc de Lorge, 39, rue Saint-Dominique en 1938.

71ème Paris

La 71ème Paris (gris, bande bleue) est donc fondée en 1915, affiliée S. d. F. en juillet 1928, avec sa meute. Elle est présente, avec la 72ème, à Birkenhead en 1929. Le C. T. unique des deux troupes est alors Édouard de Castet, qui devient ensuite A. C. Pr. R. et participe, au centre national, à l’organisation de la Route en 1931. Elle gagne, avec la 72ème et la 96ème (Saint-Thomas-d’Aquin) le grand jeu de district, celui d’Escarmador, à Gillevoisin, en 1936. La 71ème est mentionnée en 1934, 1935 et 1938, 117ème Raiders (Pâques 1952), confirmée en 1957, se préparant à la réforme en 1965.

72ème Paris

La 72ème Paris (gris, bande rouge) est sans doute affiliée en 1928, mentionnée en 1934-1935, 116ème Raiders, jusqu’au printemps 1953, investie de nouveau dès décembre 1953. Elle est dans les premières au jeu national de transmission de 1955. Elle campe avec la 180ème en 1957.

73ème Paris

La 73ème Paris (foulard ancien inconnu) est affiliée en 1931. Elle est mentionnée en 1934-1935 et 1938.

Le Clan

Le clan, commun au groupe, est attesté en 1935 (son C. C. est alors un certain Lafeuille, jeune soldat en 1918 et très jeune commandeur de la Légion d’honneur) 1938, 1948, 1961. Il s’est toujours nommé « Pasteur ». Le groupe a possédé dès 1923 et jusqu’à la guerre un élégant L’écho de Pasteur imprimé et mensuel.

 

Il existe toujours des S. d. F. sur la paroisse, sans numéro et avec un foulard différent (bleu marine, bande verte), mais Saint-Pierre-du-Gros-Caillou a surtout accueilli, dès 1971, une 194ème unitaire venue sans doute de Saint-Léon (c.f. 34ème) qui fonde bientôt les 294ème et 394ème et reprend toutes les traditions de Pasteur, avec des foulards proches des anciens. L’actuel groupe S. U. F. Pasteur se tient donc pour le même que l’ancien S. d. F., ce qui en ferait le plus ancien groupe S. U. F. de France, devant Saint Louis.

 

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74ème — 174ème — 175ème — 274ème Paris.

Paroisse Saint-Honoré-d’Eylau (Guynemer, puis Amyot d’Inville).

1929 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Ouest I. — Vieux-Loup (La Muette).

 

74ème Paris

La 74ème Paris (« Guynemer », gris clair plain) est affiliée en 1929. Alors que Saint Louis est encore, et jusqu’en 1932 au moins, attaché à Saint-Honoré-d’Eylau, cette troupe inaugure un second groupe pour la même paroisse, et dans les locaux attenants à l’église dite de la « Cité paroissiale », 71, rue Boissière. Ce fait peut signifier que le conflit survenu à propos de Saint Louis portait moins sur le scoutisme que sur la personne du chanoine Cornette (qui en fut de toutes façons blessé), mais ce n’est pas certain. La troupe est mentionnée en 1931, 1934-1939 et 1945. Une patrouille « exploit simple » en 1947. Elle est 113ème Raiders. Elle mentionnée (unitaire, mais préparant les Pionniers) en 1966 en 1968, sous le nom de « Guynemer ».

174ème Paris

La 174ème Paris doit dater de la rentrée de 1936. Elle est attestée en 1946.

175ème Paris

La 175ème Paris (bleu franc plain) est fondée en janvier 1937 ; son premier chef est Roger Rolland, C. A. D. R. de Paris nord II. Il semble qu’à cette époque, aucun numéro en « 200 » n’existait encore. Elle est attestée en 1948, en 1955 et 1957 ; elle participe au Jamboree de Grèce en 1963. La fondation de trois troupes dans un temps si bref à quelques centaines de mètres de Saint Louis (quatre troupes), de Gerson (la 44ème), de Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (130ème) peut paraître étonnante ; en 1937, cependant, le C. D. Bernard Lechartier prévoyait encore la fondation de plusieurs nouvelles troupes !

274ème Paris

La meute 274ème Paris est affiliée en 1958.

Le Clan

Le clan est attesté, indépendant, en 1936, lors de la fête de groupe. Le fondateur du groupe et son chef jusqu’à la création de la 175ème est un certain M. de Lanouvelle, qui est aussi secrétaire général de la jeune A. P. E. L. La 74ème existe toujours chez les S. d. F., sans numéro, sous le nom d’« Amyot d’Inville » (d’après, sans doute, les trois frères morts pour la France en 1940-1944), à Saint-Honoré, mais sous le foulard de l’actuelle 86ème.

 

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75ème — 85ème — 275ème — 22ème Paris.

La Trinité puis La Trinité Saint-André puis La Trinité (paroisse de la Sainte-Trinité).

1930 — aujourd’hui (S. U. F. 1988).

Paris Nord I. — Saint-Denys (Louvre).

 

75ème Paris

La 75ème Paris (gris, bande jaune) est créée en 1928, avec sa meute, par la 31ème (Saint-Jean-de-Montmartre) et affiliée en 1930. Henri Gasnier en a été C. T. et sans doute fondateur. Elle est attestée en 1935, 1951, 1961 (meute). Elle est Pionniers en 1965, pour un camp marin sur des bateaux qu’elle a construits elle-même. La troupe « scouts » se dédouble en 1983 et refonde à cette occasion la 22ème Paris. Très dynamique (mentionnée plusieurs fois en 1982-1983), elle pratique à cette époque un scoutisme qui, s’il n’est pas unitaire, est au moins traditionnel.

85ème Paris

La 85ème Paris ([gris, bande rouge]) est attestée un peu après 1928, en 1929 et en 1934-1935. Il semble qu’elle n’existe plus en 1949.

275ème Paris

Une meute 275ème Paris est attestée en 1964. Elle est certainement postérieure à 1949. Je ne sais si elle appartient à ce groupe ou au précédent.

22ème Paris

La 22ème Paris était la troupe de Saint-Louis-d’Antin. Le groupe de la Trinité, qui a fusionné avec Saint-André-d’Antin (Saint-André-de-l’Europe), la réouvre en 1983 comme troupe « scouts ». Elle est très active en 1983-1984 sous l’impulsion de son chef, Thierry Zagdoun. Elle ne semble pas survivre au passage aux S. U. F. en 1988.

Le Clan

Le clan (« Saint Michel ») a été commun, au début, avec d’autres groupes des IXe et XVIIIe arrondissements nés au même moment (c.f. 77ème et 78ème). Il est dissout en 1936, sans doute en vue de la réorganisation en clan de district. Il est attesté de nouveau en 1949.

 

Le groupe, dont les locaux étaient sis 7, rue Morlot et 17, rue Blanche, passe aux S. U. F. très tard (1988), sous l’impulsion d’anciens de la 146ème (c.f. aussi la 45ème) et après une assez longue période pionniers-rangers ; sous le numéro 35ème, qui résulte peut-être d’une erreur, peut-être d’un choix.

 

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76ème Paris

Paroisse Saint-Eugène-et-Sainte-Cécile.

1929 — †.

Paris Nord II. — Saint-Denys (Louvre).

 

La 76ème Paris est affiliée en 1929 (vert plain ?) et attestée dès cette année. Elle est mentionnée en 1935. En 1953, elle porte le nom de « René Payot » (le guide de haute montagne qui avait inspiré Premier de Cordée et qui est mort dans le sauvetage du Malabar Princess en 1951) et probablement vert, bande noire. Le local était 4bis, rue Sainte-Cécile et servait de local de district dans les années 1930.

Le Clan

Le clan n’est pas attesté avant 1949, il fait alors partie du clan de « L’eau vive » avec la 36ème, la 51ème et 132ème.

 

La paroisse, qui est devenue une des paroisses traditionalistes autorisées par l’archevêque de Paris, possède une 1ère Paris marine S. U. F., sans filiation.

 

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77ème — 217ème Paris.

Paroisse Saint-Michel-des-Batignolles.

1930 — †.

Paris Nord I. — Saint-Denys (Plaine Monceau).

 

77ème Paris

La 77ème Paris (jaune d’or, bande verte puis, à une date inconnue, bleu clair, filet or) est fondée par la Trinité sans doute dès 1929 (elle est attestée cette année-là) ; Larigaudie y a été assistant. Elle est mentionnée en 1930, 1935 et 1936. Parmi ses membres, Robert Schutting, mort pour la France au sein des S. A. S. La suite de son histoire est discrète, mais la meute est encore attestée en 1963. Vers 1960-1965, cependant, elle se signale par un coup d’éclat : les chefs de la 77ème-217ème (les deux unités ayant fusionné) réclament et obtiennent le départ de leur aumônier, jugé en dessous de sa tâche. — La paroisse chevauche les XVIIe et XVIIIe arrondissements, de sorte que la 77ème a peut-être eu part à la fondation de la 87ème, la première troupe d’Extension parisienne, à Bretonneau, qui est sur son territoire.

217ème Paris

La 217ème Paris est attestée en 1949. Elle fusionne plus tard avec la 77ème. Le clan est commun, après guerre, avec la 79ème.

 

Ce groupe n’existe plus. Un groupe S. U. F. sans filiation a été recréé en 2000. Ses locaux, comme à l’origine, sont au presbytère, 12bis, rue Saint-Jean.

 

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78ème — 278ème Paris

Paroisse Saint-François-d’Assise.

1931 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Nord II puis III. — Sainte-Jehanne-d’Arc (Buttes-Chaumont).

 

78ème Paris

La 78ème Paris (jaune [d’or], bande noire) est fondée par la Trinité en 1931. Elle est mentionnée en 1935 et 1937.

278ème Paris

La 278ème Paris, fondée vers 1946, mentionnée en 1948, 1949 et 1953, est 60ème Raiders. Elle est mentionnée (rangers) en 1965 ; le poste 278ème est mentionné en 1966 (il organise un rallye de karting).

Le Clan

Le clan, d’abord commun avec d’autres groupes, est attesté indépendant en 1936. Les deux troupes ne se rencontrant pas aux mêmes dates, il est possible qu’elles se soient succédées. Il est probable que la 178ème (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours) était fille de ce groupe. Il ne faut pas confondre ce groupe avec son homonyme et voisin de Charonne, la 37ème. Il semble que le local était situé 16, rue du Général-Brunet, dans les bâtiments de la paroisse.

 

Un groupe S. d. F. existe toujours sur la paroisse, sans numéro.

 

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79ème Paris

Paroisse Saint-Joseph-des-Épinettes.

1930 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Nord I. — Saint-Denys (Plaine Monceau).

 

La 79ème Paris est fondée en 1930 par le jeune R. Guerville, ancien de la 51ème (Les Halles), ouvrier tôlier chez Citroën, qui devient C. T. au début de 1934. Le démarrage est assez lent (neuf garçons à l’affiliation, vingt-deux en 1934), en raison du caractère populaire et pauvre du quartier et du cadre de la naissance du groupe, un patronage, dont il s’affranchit en 1932 en louant, pour son local, un atelier de menuisier. Elle est présentée par son C. G., Louis Casado, aux J. N. de Toulouse en 1934, attestée en 1935 et 1947. Elle est Raiders (numéro inconnu) jusqu’en 1956 au moins, participe à « Entreprise 62 ». En 1935-1937, elle se classe première aux rallyes de district. En 1957-1958, elle traverse une crise grave : les scouts et les chefs désertent massivement la troupe à cause de ce qu’ils estiment être l’autoritarisme de l’aumônier. Philippe Laneyrie y fait allusion dans Les Scouts de France, ce qui s’explique par le fait qu’il y a été chef peu après, avec l’abbé Bois, futur aumônier départemental de Paris. Il est possible, mais peu probable, que la 179ème ait appartenu à ce groupe.

Le Clan

Le clan est créé avec six anciens au début de 1934, attesté en 1935, en 1948 seul, en 1949 en commun avec la 77ème, qui ne semble pas avoir de clan propre à cette époque.

 

La paroisse possède un groupe S. d. F. sans numéro (blanc, bande verte).

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