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Histoire des troupes 40ème à 49ème PARIS

Troupes

20ème - 21ème - 40ème - 41ème - 42ème - 43ème - 44ème - 45ème - 46ème - 47ème - 48ème - 49ème - 58ème - 69ème - 118ème - 140ème - 245ème

 

40ème — 58ème puis 20ème — 140ème Paris

Stanislas (collège Stanislas).

1927 — aujourd’hui (S. U. F. 1972).

Paris Centre I. — Sainte-Geneviève (Luxembourg).

 

40ème Paris

La 40ème Paris (vert, bande jaune) est fondée le 3 juin 1926 par l’abbé Deroux, aumônier au collège Stanislas, Louis de Chaisemartin, premier C. T., et des scouts des 12ème et 25ème ; elle est affiliée en février 1927, année où les aînés célèbrent un Noël routier aux Basses-Fontenelles de Nanterre avec le clan Montalembert. La meute date de décembre 1927. Camp en Bretagne en 1928. Une patrouille est présente à Birkenhead. Le C. T., à partir de 1927, est Étienne Lethielleux, puis en 1929 Maurice Jacquemont, S. P. au moment de la création, mais il démissionne à l’orée de la crise qui manque de faire fermer le groupe en 1931 (la meute et le clan n’existent plus), mais elle redémarre. Le C. T. suivant est André Pernollet ; suit un intérim de Maurice de Lansaye ; puis Maurice Jacquemont de nouveau, puis en 1931 Guy Boulizon, venu de la 25ème, qui est C. G. en 1935-1938, laissant la troupe à Olivier Lenoir. En 1935, le groupe a trois troupes (40ème, 20ème et 140ème) et deux meutes mais, curieusement, la 40ème est devenue « troupe aînée », c’est-à-dire clan ; le numéro disparaît en 1936, moment de la réouverture officielle du clan. Elle est recréée sous forme de troupe en octobre 1938, avec pour chef J. Toulet. La 40ème passe aux Pionniers (attestée en 1963, pour la construction d’un pont ; en 1968, camp au Maroc) sous le nom de « Jean Ouzeau », puis disparaît.

58ème Paris

La 58ème Paris (bleu, bande jaune) est créée dès 1928 par les C. T. Gaston Frontier et Marc Hubert, affiliée en 1929 (« 58ème » est son numéro d’ordre), mais elle est victime, comme la 20ème, d’oppositions au sein du collège dès 1930, de sorte qu’elle ferme et que certains de ses membres partent fonder la 1ère Enghien-les-Bains et la 1ère Ivry-Port.

140ème Paris

La 140ème Paris (vert, bande rouge) est affiliée le 18 novembre 1934. Son C. T. est Yves Téqui, puis, en 1937-1938, Michel Damay, qui devient C. D. pour les scouts de Paris centre I et, en 1938, C. G. ; puis C. Danne. Elle vit une existence assez paisible ; elle est encore mentionnée en 1965 (Rangers).

20ème Paris

La 20ème Paris (vert, bande jaune, filet jaune) est fondée en 1935, le numéro étant vacant par suite du déménagement de la Manécanterie ; son premier C. T. est William Cour ; elle participe au rallye de Paris centre I en juin 1935 ; elle est attestée en 1936-1937, mais elle n’est affiliée qu’en octobre 1938 (ce qui est curieux, car son sous-comité protecteur existait déjà en 1937). C. T. à ce moment, J. Gueury. Elle est destinée à remplacer la 58ème, dont le numéro a été pris par un autre groupe. La meute correspondante n’existe pas avant l’après-guerre.

Le Clan

Le clan existe dès 1928. Il disparaît dans la crise de 1929-1931, puis refait surface en 1932, avec l’abbé Deshayes pour aumônier. Il n’est recréé qu’en juin 1936 (entre-temps, les routiers allaient à Massillon), à partir de la 40ème, sous le nom de « Stanislas » ; en 1938, il est affilié officiellement et il prend le nom de « Brazza ».

 

Dès l’origine, le groupe a possédé un journal, L’écho de Stan. Le lien avec le « 104 » a été assez étroit jusqu’en 1940. Il n’y a pas eu de Raiders à Stan. De 1926 à 1946, il a donné seize garçons à l’Église et vingt à la France. ? Lorsque le groupe passe aux S. U. F. en 1972, c’est la 20ème qui le fait : la 140ème a disparu vers 1968 et la 40ème dans les années 1970 ; la 40ème est recrée en 1978, mais avec le foulard de la 140ème. Le groupe actuel possède donc la 20ème, la 40ème, une troupe 120ème ouverte en 1974 (un numéro qui appartenait à un autre groupe auparavant), mais il n’a pas repris le foulard de la 40ème. Le numéro « 140ème » survit sous forme de meute.

 

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41ème — 21ème Paris

Saint Pierre (paroisse Saint-Pierre-de-Chaillot).

1928 — aujourd’hui (S. d. F. et S. U. F. ? Sainte-Odile).

Paris Ouest I. — Vieux-Loup (Trocadéro).

 

41ème Paris

La 41ème Paris, créée avec l’aide du vice-amiral Frochot, est affiliée en 1928 (« Saint Pierre » ; bleu, bande grise), attestée en 1929 et 1935-1937. Vers 1937, elle semble traverser un certain passage à vide ; le C. G., Georges Lepeltier est à la fois C. C. et C. T. Néanmoins, elle possède deux meutes, 41ème A et 41ème B. Elle est 111ème Raiders. Le local se trouvait à l’origine 28bis, avenue Georges-V.

21ème Paris

La 21ème Paris est un dédoublement de la 41ème, en 1939, puis de nouveau, alors que le 41ème est Raiders, vers 1953. Le numéro était vacant depuis 1936. Cette seconde 21ème est peu connue, il est probable qu’elle disparaît vers 1964. Le numéro a été repris chez les S. U. F. par une fille de la 20ème (Stanislas) à Notre-Dame-de-France.

 

En 1970, le groupe reçoit ce qui reste des 5ème et 101ème (Saint Louis) et 19ème (Roland), demeurées unitaires, mais la suite est très complexe. Certains éléments passent aux S. U. F., mais en émigrant à Saint-Ferdinand-des-Ternes sous le numéro 410ème (fondée officiellement chez les S. U. F. en 1981 ; a-t-elle d’abord été S. d. F. ?) puis à Sainte-Odile en 1982, par le nouveau curé, le père Arnoldus van der Westhuizen Smit, avec le numéro 41ème, dont résulte l’actuel groupe Doncœur, qui a pris les numéros 42ème, 43ème, 44ème pour ses différentes unités (41ème et 42ème pour les deux troupes). Les éléments restés à Chaillot refusent, jusque vers 1983, de choisir entre unitaires et pionniers-rangers : il semble même que la 41ème a été affiliée chez les S. U. F. et chez les S. d. F. en même temps jusque vers 1983. La paroisse possède toujours un groupe S. d. F., rouge, bande blanche, qui porte le numéro 41ème et le nom de Saint-Pierre-de-Chaillot.

 

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42ème Paris

Christ-Roi alias Ménilmontant (paroisse Notre-Dame-de-la-Croix).

1928 — †.

Paris Est II. — Sainte-Jehanne-d’Arc (Ménilmontant).

 

La 42ème Paris (« Christ-Roi », gris, bande bleue, puis bordeaux plain), est fondée en 1926 et sans doute affiliée en 1928. Son fondateur semble être le commandant René Lhôpital, ancien aide de camp de Foch, plus tard commissaire général du mouvement (1932-1936) et grand résistant. Elle est mentionnée en 1929, 1931 et 1935, année où elle possède deux meutes, 42ème A et B. Elle dispose, dans les années 1930-1950, d’un vaste enclos rue des Couronnes, au-dessus de la Petite Ceinture, sorte de terrain vague qui lui sert pour ses jeux et où, en 1931, elle plante un marronnier apporté, par le train, puis en fiacre, de la vallée de l’Oise ! En 1952, candidate raiders, elle gagne le concours des bases pour son district, grâce à son terrain peu ordinaire, devenu un vrai parc. Elle est Raiders (numéro inconnu) jusqu’en 1956. Mentionnée en 1959, attestée en 1961 et 1970 ; elle semble disparaître avant 1980. Il n’y a apparemment pas eu de doublon, en dépit de l’importance de la paroisse, mais il est vrai que toutes les paroisses alentour possédaient des groupes et que Saint-Joseph (62ème) avait fondé la 125ème (Bas-Belleville) à quelques centaines de mètres.

 

Le numéro est aujourd’hui porté par chez les S. U. F. par Doncœur. La paroisse a possédé un petit groupe S. U. F., la 25ème, sans filiation et sans référence à l’ancienne 25ème de Montalembert.

 

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43ème Paris

c.f. 22ème (Saint-Louis-d’Antin).

 

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44ème Paris

Gerson (collège Notre-Dame-de-Gerson).

1927 — aujourd’hui (S. U. F. 1972).

Paris Ouest I. — Vieux-Loup (La Muette).

 

La 44ème Paris (violet plain) est affiliée en 1927, mentionnée en 1935 et régulièrement ensuite. Elle passe aux S. U. F. dès 1972 et y connaît un fort développement, favorisé par le fait que les autres groupes du quartier de La Muette, un quartier exceptionnellement dense en scouts, sont restés S. d. F., à l’exception de Saint-Jean-de-Passy. C’est la troupe de Paul Rendu, à partir de 1939 et d’Yves Brintet, mort pour la France (en Indochine ?).

Le Clan

Le clan semble avoir pris son indépendance en 1936, pour son premier Noël routier, qu’il célébrait jusque là avec celui de la 26ème de Saint-Jean-de-Passy. Il campe en 1949 avec celui de la 30ème ; son C. C. à cette époque est Paul Rendu, ancien scout à la troupe et futur C. N. R. (1954-1957). Le local du groupe était à l’école, 31, rue de la Pompe.

 

Le groupe S. U. F. actuel est constitué de l’ancienne 44ème, d’une 344ème nouvelle (le numéro « 244ème » était-il donc pris ?), de 54ème et 154ème féminines et de cinq meutes, 44ème, 54ème, 144ème, 154ème et 344ème.

 

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45ème — 245ème Paris

Saint Pierre (paroisse Saint-Pierre-de-Montmartre).

1927 — 2004 (S. U. F. années 1980, F. S. E. années 1990).

Paris Nord I. — Saint-Denys (Montmartre).

 

45ème Paris

La 45ème Paris (brun, bande violette) est probablement créée par la 11ème (Clignancourt) en 1926, affiliée en 1927, mentionnée en 1929 (elle gagne un rallye de Paris nord), attestée en 1934, 1935 et 1955. En 1946, la troupe a un journal, Cordée scoute.

245ème Paris

La 245ème Paris est attestée en 1949 et 148ème Raiders. Le clan (même foulard) se nommait « Sacré-Cœur » ; il a peut-être été commun avec celui de la 31ème, qui est homonyme, ou celui de la 48ème. Après la guerre, il est indépendant et prend le nom de « Louis de France ».

 

Unitaire, mais restée S. d. F., la 45ème doit quitter ses locaux de la rue Lamarck au milieu des années 1980 ; elle est accueillie à Notre-Dame-de-Clignancourt où l’ancien groupe (la 11ème) a disparu ; elle choisit les S. U. F. sous l’impulsion d’anciens de la 146ème vers 1986 ; il semble qu’elle serait passée dans les années 1990 à la F. S. E., puis aurait capitulé en 2004.

 

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46ème Paris

Saint Georges (paroisse Saint-Georges).

1927 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Nord II puis III. — Sainte-Jehanne-d’Arc (Buttes-Chaumont).

 

La 46ème Paris (bleu foncé plain) est affiliée en 1927. Mentionnée en 1929 et 1935. Sans être la troupe la plus dynamique du district, elle en constituait en quelque sorte le centre, par les messes de district célébrées mensuellement à Saint-Georges.

 

Le groupe existe toujours, quoique peu nombreux, chez les S. d. F. (noir, bande rouge) pour les paroisses Saint-Georges et Notre-Dame-des-Buttes-Chaumont ; le groupe S. U. F. de ce nom n’a pas de rapport et se trouve à Saint-Denys-du-Saint-Sacrement.

 

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47ème Paris

Paroisse Sainte-Marie-des-Batignolles.

1927 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Nord I. — Saint-Denys (Plaine Monceau).

 

La 47ème Paris (« Maud’huy », violet, bande orange) est affiliée en 1927. Son fondateur est vraisemblablement René Audic, qui vient de la 11ème, et qui fonde aussi la 48ème. Mentionnée en 1931, 1935, 1937 (année où le C. T. épouse l’Akéla, comme il arrive souvent…). Le clan est commun avec la 75ème, puis, après la guerre, avec les 77ème et 79ème, sous le nom de « clan de la Source ». Dès 1935, des actions communes étaient menées, en particulier la constitution d’une « patrouille » de routiers à la caserne Bessières. Il semble que ces initiatives ont débouché, en 1936, sur la constitution d’un clan militaire dont le siège était 59, cité des Fleurs, c’est-à-dire à Saint-Joseph-des-Épinettes. En 1948 le clan de la 47ème est attesté seul (« Charles de Foucauld », puis « Maud’huy » en 1949).

 

Un groupe S. d. F. existe toujours, sans numéro (bleu nuit, bande blanche).

 

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48ème Paris

Basilique du Sacré-Cœur.

1927 — †.

Paris Nord I.

 

La 48ème Paris (gris clair plain, puis bleu, bande orange en 1930) est fondée par la 31ème (Saint Jean l’Évangéliste) en novembre 1927, affiliée aussitôt et attestée en 1929 et 1934-1935. Son C. T. en 1928 est René Audic, qui est aussi C. T. de la 47ème ! On n’en sait rien de plus : elle semble avoir disparu dès avant la guerre. Le local était dans la cour du 40, rue du Chevalier-de-La-Barre ; celui du district était tout voisin, au 16 de la même rue.

Le Clan

Le clan (« Sacré Cœur ») est fondé dès 1927, par scission de celui de la 31ème ; il est enrichi de routiers de Bondy qui, en retour, s’occupent en 1928 des routiers de Bobigny et Pavillons-sous-Bois. Il n’est plus attesté dès 1934.

 

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49ème — 69ème — 118ème Paris

Paroisse Sainte-Anne-de-la-Maison-Blanche.

1928 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Sud II puis III. — Sainte-Geneviève (Bièvre).

 

49ème Paris

La 49ème Paris (jonquille, bande violette, ce qui pourrait supposer une fondation par la 6ème) est affiliée en janvier 1928. Son C. T. en 1932-1934 est Claude Peignot, fondateur de la 86ème à Passy. Le groupe est alors très dynamique, puisque la 49ème a sept patrouilles en 1935. Mentionnée en 1935, 1938, 1958. Elle participe à l’« Entreprise 62 ».

69ème Paris

La 69ème Paris (jonquille, bande bleue) est créée avant 1930, sa meute en 1933. Elle est attestée en 1935 et 1958.

118ème Paris

La 118ème Paris est vraisemblablement affiliée dans les premiers mois de 1936, car elle n’est jamais mentionnée auparavant, et sans doute avec trois des patrouilles de la 49ème. Le numéro 118ème devait avoir été réservé un ou deux ans plus tôt par cette unité en constitution (en 1936, on est aux numéros 120 ou 130). Elle est attestée en 1948. Le local se trouvait 26, rue Charles-Fourier, en face de l’église paroissiale.

 

Un groupe S. d. F. existe toujours, mais avec le foulard de la 69ème inversé (bleu marine, bande jaune) qui est peut-être celui de la 118ème, et sans numéro.

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