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Histoire des troupes 20ème à 29ème PARIS

Troupes

20ème - 21ème - 22ème - 23ème - 24ème - 25ème - 26ème - 27ème - 28ème - 29ème - 39ème - 43ème - 50ème - 100ème - 122ème - 123ème - 128ème - 133ème - 143ème - 222ème - 224ème - 226ème - 227ème - 326ème

 

20ème — 21ème Paris

Manécanterie.

1924 — 1936.

Paris Est II.

 

20ème et 21ème Paris (brun, bande crème) sont fondées en 1923-1924 pour les enfants de la Manécanterie et, théoriquement, sur la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville. La 21ème est affiliée le 30 novembre 1924. Elles sont mentionnées en 1925, 1926, 1927, 1928, 1931 (tournée au Canada, camp en Algérie) et 1935. L’abbé Maillet s’en occupe personnellement avec les scoutmestres Aubrun et Bernard et le commissaire Jacques de Noirmont (dont la présence peut laisser penser que la 20ème-21ème est une fondation de la 11ème). Le camp d’été peut durer deux mois, comme en 1928 (d’abord camp volant des aînés à Gavarnie, puis fixe à Veulettes, près de Varengeville). De nouveaux locaux sont inaugurés en septembre 1928, et des animations de patronage ont lieu à La Courneuve. Camp à Lourdes et dans les Pyrénées en 1930, avec une messe chantée à 3 298 m, sur le Vignemale ! Elles ne survivent pas au déménagement à Bellevue en 1936 et les numéros deviennent vacants, de sorte que Stanislas créée une nouvelle 20ème dès 1935 (c.f. 40ème), et Saint-Pierre-de-Chaillot une nouvelle 21ème après la guerre. Subsiste, au voisinage de la paroisse, une place Monseigneur-Maillet.

 

Il est plus que probable qu’une paroisse aussi importante que celle de Belleville a possédé un autre groupe, mais on ignore lequel. Il y avait en 1948 un clan « Notre-Dame de Belleville ». Il s’agit peut-être de la 147ème.

 

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22ème — 43ème — 122ème Paris

Louis de Poissy (paroisse Saint-Louis-d’Antin).

1924 — †.

Paris Ouest II. — Vieux-Loup (Champs-Élysées).

 

22ème Paris

La 22ème Paris (« Louis de Poissy », rouille ou grenat plain) est fondée avant 1926, sans doute en 1924, par Marc Lallier, le futur archevêque de Besançon, qui crée successivement meute, troupe et clan. À Chamarande, en 1924, Lallier était dans la même patrouille que Forestier ; il est ordonné prêtre en même temps que Ramondot, et approuve la réforme en 1964. La 22ème est mentionnée en 1927, 1935… Comme la 19ème sa voisine, la 22ème est animée par Jacques Chailley qui monte, en 1931, le ballet Ma mère l’Oye de Ravel, chanté par les scouts, dansé par les louveteaux, en présence du compositeur lui-même. Elle est 157ème Raiders. Elle passe aux Pionniers ; elle est mentionnée en 1969 (camp du poste en Turquie), tandis que la troupe rangers est fermée dès 1963, son rôle devant être assumé par la 122ème. Elle est réouverte en 1982, mais au sein du groupe de la Trinité (voir 75ème Paris).

43ème Paris

La 43ème Paris (bleu ciel, bande rouge vif [rouille]) est fondée à la chapelle annexe Saint-André-d’Antin, depuis 1961 paroisse Saint-André-de-l’Europe, par l’abbé de Boissieu, aumônier de la 22ème, en 1926 ; mentionnée en 1929 avec sa meute, elle est sans doute fermée dès 1930, mais elle renaît en décembre 1936 et est attestée en 1938. On n’en a pas de trace après la guerre.

122ème Paris

La 122ème Paris, née de la meute B de la 22ème, est affiliée en 1932, attestée en 1935 et 1937. Elle adopte la réforme en novembre 1965.

Le Clan

Le clan semble n’avoir pas existé avant la création du clan de district commun avec la 18ème (Saint-François-de-Sales), à la fin de 1935.

 

Ce groupe n’existe plus depuis les années 1970. En 1982, il est fusionné avec la 75ème (la Trinité) sous le nom curieux de « La Trinité Saint-André ». Le local était à l’emplacement de l’actuel centre Bernanos, 4, rue du Havre.

 

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23ème — 123ème — 133ème — 143ème Paris

Massillon (collège Massillon).

1925 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Centre I. — Sainte-Jeanne-d’Arc (Notre-Dame).

 

23ème Paris

La 23ème Paris (« Massillon », vert, bande blanche) est fondée en janvier 1925 au collège du même nom par l’abbé Pradel, directeur du collège, et François Plagnat, premier C. T., aidé d’un certain Fortune, ancien de la 2ème ; elle est affiliée le 3 mai. La meute date de 1927. Cette année-là, la troupe fait un camp itinérant en Savoie, où elle croise la 13ème Paris et la 1ère Chambéry. En 1928-1936, l’aumônier est l’abbé Livragne (c.f. 10ème) ; elle anime le rallye de province ; elle le fait encore en 1935 et semble, en fait, troupe et clan, jouer le rôle d’animatrice de tout le secteur Paris centre I, dont elle est la doyenne ; le C. G. du groupe depuis 1930, Renaud de Gaulejac, est d’ailleurs C. A. D. E. de Paris centre I jusqu’en 1936.

 

Son successeur Paul Durozoy, ancien scout du groupe, épouse l’Akéla de la 123ème en 1937. Pierre de Montjamont en est le C. T. après Plagnat. La troupe envoie une délégation à Birkenhead. En 1933, elle est scindée en cadets et aînés, à la façon des Pionniers et Rangers, une initiative peu connue, mais qui avait déjà eu lieu à la 1ère Nancy en 1930 (et qui sera appliquée en Grande-Bretagne dès les années 1940). Après la guerre, les troupes reprennent un profil normal. Pierre de Montjamont a été C. T. de la 23ème ; elle est 236ème Raiders.

123ème Paris

La 123ème Paris, meute et troupe, est créée en 1930, affiliée en 1931, attestée en 1934-1937. Elle ne doit pas dépasser 1950, car c’est sous le nom de 23ème-123ème Paris qu’a lieu l’investiture Raiders, en juillet 1955.

133ème Paris

La 133ème Paris est créée en 1933 et attestée en 1934-1937. Raiders (numéro inconnu) jusqu’en 1956 au moins.

143ème Paris

La 143ème Paris est créée en 1936 et attestée en 1937. Elle ne survit pas à la guerre.

Le Clan

Le clan (« clan du Centurion », vert, bande blanche) est constitué en 1928 mais ne semble affilié qu’en 1933. Il est attesté, indépendant, en 1935-1936 ; il est alors commun avec celui de la 61ème (Saint-Médard). De fait, en 1935-1939, il semble jouer le rôle de clan de district Paris centre I pour la rive droite, en concurrence avec Ozanam (83ème) qui regroupe plutôt la rive gauche. Août 1936 : Bayonne et les Pyrénées.

 

Après la guerre, ce clan devient l’« Étoile du Berger », pour tout le secteur Notre-Dame. Il s’agit du clan de Louis Faurobert, l’initiateur du Cercle Saint-Thomas, et l’ensemble du clan semble avoir été assez classique, bien loin des initiatives de l’E. N. R., comme en témoigne son L’étoile du Berger, bulletin fraternel des routiers scouts de France des IIIe et IVe arrondissements. En 1953, on y trouve un article très nettement royaliste du routier Yves Mercier de Beaurouvre et surtout le compte rendu, par Faurobert, de l’opposition fraternelle, mais très sévère, qui l’oppose à Paul Rendu et sur l’organisation de la Route, et sur la politique.

 

C’est encore l’Étoile du Berger qui se charge, à partir de 1950 et jusqu’en 1957, de la chapelle scoute de Doran, chantier franco-allemand pour un écart déshérité de Sallanches, dans les Alpes. Faurobert doit être proche de Forestier, puisque celui-ci lui prête, pour l’été 1953, les (alors) jeunes frères Bernard Bro et Francis Marneffe-Lebréquier o. p., où iront le clan de Saint-Cloud, celui des Beaux-Arts, la troupe Raider de Vierzon… Faurobert, exclu de la Route à cause du Cercle Saint-Thomas, est néanmoins invité à Rome en 1957 par Pie XII et peut assister à l’inauguration de la chapelle de Doran. Le groupe possédait dans les années 1930 un journal, Le scout de Massillon, et un chalet nommé Notre-Dame-des-Neiges, à Arêches, bâti en 1937. Près de ce chalet se trouve aujourd’hui un petit monument aux morts du groupe, qui donne la suite suivante : « Rentrés à la maison du Père — Michel Gérardy, 1930 ; Jacques Bonvoisin, 1930 ; Guy d’Welles, 1935, Philippe Courtois, 1943 ; Bernard Jacqueau, 1944 ; Jacques Seneuze, 1946. » « Morts pour la France — 1939 : Jean-Marie Chevalier — 1940 : Olivier et Vincent Dauchez, Albert Dunoyer de La Lande, Pierre Gaudillière, Jean et Pierre Jahan — 1944 : Jean-Marie Auber, Jacques de Bellefond, Jehan Plumereau, Pierre Boutarel, Christian Brémon, Jacques Gachelin, Pierre Paturle, Ygor Sirota — 1945 : François Dufresnoy, François Tisne — 1946 : Claude Béranger, Gilbert Rizot. » « Victimes de la guerre : Marc Hervé, 1943 ; Philippe Couvreur, 1945. »

 

Il fonde la 146ème dans un autre collège oratorien, Saint-Michel-de-Picpus. Jusque dans les années 1960, ce groupe est très important ; vers 1970, il possède encore deux clans (ou plutôt deux équipes) et trois meutes. Il n’adopte la réforme qu’en 1970, après de vifs débats. Il existe toujours aujourd’hui chez les S. d. F., beaucoup moins nombreux qu’il ne fut, mais vivant, sous l’appellation « Massillon Saint-Paul-Saint-Louis ». Il a conservé son foulard d’origine et, au moins jusque dans les années 1980, l’usage de ses numéros, répartis entre les différentes unités, à la façon des S. d. F. après 1965.

 

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24ème — 224ème Paris

Paroisse Saint-Éloi.

1925 — aujourd’hui (S. d. F.).

Paris Est I. — Sainte-Jehanne-d’Arc (Daumesnil).

 

24ème Paris

La 24ème Paris (bleu plain) est fondée à la fin de 1924 et affiliée le 26 février 1925, son clan en 1932. Elle est attestée en 1935. Jacques Astruc en a été C. T. avant de créer la 60ème (Bossuet) en 1928, puis de se consacrer à l’Extension et à Lourdes. Elle est attestée (Pionniers) avec la 283ème (Notre-Dame-des-Champs) en 1964 ; la meute en 1961.

224ème Paris

La 224ème Paris est un doublon affilié en 1958 (meute et troupe).

Le Clan

Le clan (même foulard) est affilié en 1932 et intégré en 1934 au clan Paris est II (Roi Albert). Mais il reprend son indépendance dès 1935.

 

La paroisse conserve, en commun avec le Saint-Esprit (c.f. 106ème), un groupe S. d. F. (rouge, bande jaune rebordée de vert), mais sans numéro.

 

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25ème — 50ème — 100ème Paris

Montalembert.

1925 — †.

Province. — Saint-Michel (Invalides).

 

25ème Paris

La 25ème Paris (« Montalembert », bleu [roi] plain, symbole marial) est fondée le 25 janvier 1925 à la maison étudiante mariste du 104, rue de Vaugirard, dite la « Réunion des étudiants ». L’aumônier et le créateur de la troupe est le directeur du 104, l’abbé Plazenet, une forte personnalité, fondateur du « 104 » en 1908, qui été séduit par le scoutisme de la 4ème (Cardinal) l’année précédente ; le premier chef est René Audic alias Œil-de-lynx, qui vient de la 11ème et avant cela, de Saint Louis. En raison du recrutement étudiant du « 104 », cette troupe prend dès sa naissance le rôle de « troupe-école » pour les C. T. et A. C. T. qui fondent partout dans Paris. Ce n’est en effet que quatre ou cinq ans après leur fondation que les troupes peuvent produire leurs propres chefs. Les chefs sont Ramondot, puis Eugène-Jean Regrettier, P.-A. Rousseau, Jean Pujol, Jean Bergeaud (qui lance une route vers l’ermitage de Charles de Foucauld en 1937). Elle campe dans les Pyrénées en 1927.

 

Jos Le Doaré y passe, comme chef à la 64ème (Saint-Thomas-d’Aquin), en 1929-1930. À partir de 1930, elle a un organe mensuel, La XXVe Paris, bulletin de la troupe Montalembert. Camps de 1925 à Rome (pèlerinage) ; 1926 en Auvergne ; 1927 au Port-d’Alon en Provence et dans le Morvan ; 1928 à Collioure ; Jamboree en 1929. Le bilan est impressionnant : en 1927, un week-end réunit les anciens de la 25ème et les troupes où ils sont, soit les 13ème, 36ème, 37ème, 38ème et 45ème Paris, plus Épinay-sur-Seine et Maisons-Alfort ; en 1935, le groupe a donné quinze aumôniers (quarante-neuf vocations), vingt-trois commissaires, quatre-vingt-deux C. T., quatre-vingt-quinze A. C. T. …

 

Le Q. G. de Paris centre II, sur le territoire duquel est la 25ème, se trouve naturellement au « 104 ». Par la suite, chaque district développe sa propre « troupe Saint-Georges », un organe de formation pour les jeunes chefs, mais la 25ème et la 50ème conservent leur rôle jusqu’en 1939. Disparue après la guerre, la 25ème est regrettée par Michel Rigal qui, en 1949 (il est C. N. R., mais aussi chargé — déjà ! — de la formation des chefs mariés), envisage de la reformer.

50ème Paris

La 50ème Paris est affiliée en 1932, mais elle semble exister depuis septembre 1928, d’après les en-têtes du clan. Elle est attestée en 1935, mais pas ensuite. Son rôle de « troupe provinciale » est identique à celui de la 25ème.

100ème Paris

La 100ème Paris, affiliée la même année, a toujours le « 104 » pour base, mais elle est destinée aux internes du lycée Saint-Louis. André Cruiziat et Pierre Huard en ont été C. T. Elle est mentionnée en 1934 et 1935. Elle conserve après la guerre son rôle de troupe école. Elle est 55ème Raiders, à l’époque d’Huard, et porte vraisemblablement bleu clair, bande blanche. Huard, qui dirige Scout, la fait souvent photographier par Le Doaré et Manson ; il y accueille comme C. T. stagiaire le jeune Philippe Missotte, qui vient de Joinville et prendra la 1ère Champigny-sur-Marne. Attestée en 1965. Elle a fait clan commun avec la 168ème vers 1945-1950.

 

C’est Ramondot, C. T. en 1926, en succession de Forestier, qui monte le clan (« Montalembert », bleu roi plain, affilié en 1927), et fait de la 25ème le centre d’un dense réseau de troupes-filles dont les chefs sont routiers au clan (ainsi les 37ème, 40ème et 140ème, 61ème, 81ème…). Ramondot est ordonné prêtre en 1932 et pressenti pour succéder au chanoine Cornette, mais c’est Forestier qui est nommé. Cruiziat et Chailley, tous deux de la 27ème, y sont C. P. (c’est-à-dire chefs d’équipe) en 1927-1928 ; Henri Dhavernas est dans la patrouille de Cruiziat. En 1927, le clan campe dans les Pyrénées avec Doncœur ; en 1928, dans le Morvan, en 1931 en val de Loire, en 1932 de nouveau dans le Morvan. Quelques routiers exercent déjà un métier et, en 1935, une patrouille « par correspondance » leur est consacrée. De nombreuses figures scoutes ont animé ou sont passées par le « 104 », dont Forestier, Doncœur et Ramondot ne sont que les plus connues ; on peut encore nommer René Alquier et Charles Célier. Le père Plazenet a dirigé le groupe jusqu’en 1948. On ne sait rien des 25ème et 50ème après la guerre ; sans doute ont-elles disparu.

 

Il ne reste rien de ce groupe, ni d’ailleurs du « 104 », fermé en 1981.

 

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26ème — 226ème — 326ème Paris

Collège Saint-Jean-de-Passy.

1926 — aujourd’hui (S. U. F. 1983).

Paris Ouest I — Vieux-Loup (La Muette).

 

26ème Paris

La 26ème Paris (« Saint François de Paule » puis « Bernard de Plument », vert mousse plain) est créée à la fin de 1925, avec l’aval de l’abbé Linder, directeur du collège, par Jean Pesneaud, un ancien de la Manécanterie (il assistera Gustave Daumas à la tête de l’Alauda), et l’abbé Dusoullier, plus tard Au. D. de Paris ouest I, et est affiliée le 17 janvier 1926 en présence du père Doncœur. Le nom de la troupe vient du couvent des Bonshommes de Passy, des Minimes, autrefois sis à l’emplacement du Trocadéro. Le premier A. C. T. se nomme Robert Spake. Elle est basée dès l’origine au collège Saint-Jean-de-Passy, 72, rue Raynouard. Elle est mentionnée en 1927, 1928 et 1935-1939. En 1928, Pesneaud est nommé à Saint-Louis-d’Antin ; le louvetier et chef du futur clan Pierre Boyer prend la suite, suivi de son frère Alain (plus tard père blanc), avec pour A. C. T. Édouard Pesme ; puis de Bernard de Plument en 1931.

 

La meute n’a jamais eu, avant la guerre et encore après, semble-t-il, que des louvetiers : Pierre Boyer, Jacques Getti, Jean Stein, P. Carel… L’aumônier est, un temps, l’abbé Yves Lefeuvre, puis l’abbé Michel Louis. Bien que Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy soit plus proche, c’est souvent avec la 86ème, à Notre-Dame-de-l’Assomption-de-Passy, que la 26ème se retrouve. C’est la troupe de Jean Zirnheld, philosophe de formation, mais auteur de la Prière du parachutiste, mort pour la France en 1942 ; elle a aussi donné à la France Pierre Carrière, Bernard Chevignard, Roger Clarenc, Michel Galliot, François Gayet, Bertrand Kerbrat, Joseph Maugey, Pierre Morau, Philippe Naud, Bernard de Plument de Bailhac, René Schæffer et Pierre Toulouse. Bernard de Plument, fils d’un professeur du collège, C. T. en 1931, meurt comme sous-lieutenant en mai 1940 ; la troupe prend son nom en 1945. Elle est 22ème Raiders. Comme un certain nombre de troupes parisiennes, elle peut disposer en 1951 du chalet du collège, au Chazelet, en face de la Meije (celui de la 27ème est tout proche).

226ème Paris

La 226ème Paris (« Bournazel », vert [mousse], bande noire, mais elle semble porter vert mousse plain vers 1955) est 49ème Raiders. Elle date sans doute de 1946. Elle est attestée en 1949. Le numéro 126ème était pris par le clan de l’École centrale. Son tatami escamotable est photographié en 1953 dans Scout (n° 279). Chacune des deux troupes envoie une patrouille au Jamboree de 1955. Elles sont toutes deux rétablies Raiders en 1957 et, la même année, la 226ème annonce son dédoublement.

326ème Paris

La 326ème Paris est effectivement créée à la rentrée de 1957 et attestée en 1958. On ignore ce qu’elle est devenue.

Le Clan

Le clan (vert mousse plain) est affilié en 1932. Il reste indépendant, comme tous les clans de Paris ouest I ; il donne des Noëls routiers à Villiers-Adam en 1934, 1935, 1936, d’abord avec d’autres clans, puis seul en 1936. Il pour chefs avant guerre Pierre Boyer (avant l’affiliation), puis Pierre Getti. François Léotard y a été routier dans les années 1960, l’aumônier étant alors l’abbé François Roché.

 

Le groupe, passé à la réforme, compte en 1979 trois meutes, deux « troupes » de rangers et un poste pionnier. Il redevient unitaire avec l’aide de la 27ème (Saint-Philippe-du-Roule), sans doute dès 1981 et passe aux S. U. F. la même année que la 27ème, en 1983, sous l’impulsion de l’abbé Alain Castet, sans doute avec l’aval du directeur du collège, l’abbé Philippe Breton (plus tard curé de Saint-Ferdinand-des-Ternes). Le 16 octobre doit signaler ce passage, avec la réouverture officielle de la 226ème. Le groupe possède toujours ses deux troupes, la 26ème et la 226ème.

 

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27ème — 222ème — 227ème — 39ème — 12ème — 16ème Paris

Saint Philippe (paroisse Saint-Philippe-du-Roule)

1926, 1927 — aujourd’hui (S. U. F. 1983-1986).

Paris ouest II — Vieux-Loup (Champs-Élysées).

C.f la 106ème (Saint-Esprit) pour la 139ème ; la 39ème à Saint-Lambert de Vaugirard ; la 3ème Paris marine ; la 12ème et la 16ème Paris à Bayart (12ème Paris).

 

La 27ème Paris (vert, bande noire) est créée en 1926 par l’abbé Durand, au sein du patronage de la « société Saint-Philippe ». L’abbé Durand venait d’arriver de Saint-Germain-de-Charonne où il avait créé, en 1922, la première 16ème Paris, création qui n’a pas survécu à son départ ; Blanchon, qui l’avait sans doute aidé pour la 16ème, l’aide encore pour la 27ème. La 27ème est affiliée en 1927. Elle a pour C. T., dès la fondation et jusque vers 1930, Marcel Audic, le frère du René Audic de la 11ème et de la 25ème. Audic a eu pour assistant Roland Évin, ordonné prêtre en 1932. En 1931, départ simultané de l’abbé Durand et de toutes les maîtrises, mais André Cruiziat récupère la troupe (il est nommé en avril 1931) et la relance efficacement. Les maîtrises sont donc :

 

Jacques Chailley, en 1932-1934. Auteur de nombreux chants scouts, cofondateur de l’Alauda, musicologue, haut fonctionnaire, amateur de transmissions, il donne aussi à la 27ème son indicatif morse propre : « . . — — ».

 

Henri Boudet en 1934-1935. Venu de la 1ère Épernay, dont il a dirigé le groupe, il est ensuite A. C. D. E. de Paris ouest II ; il épouse en 1935 une des cheftaines, Germaine de Brémond ; son frère Michel a aussi été scout et routier dans le groupe.

Émile Potiron, en 1935-1936. Ancien assistant de Chailley, fils d’un fourreur du quartier, il est qualifié par le sévère père Congar de « si dévoué, si simplement donné ». Il se marie en 1936. En 1938, il est Sm. G. de la 111ème (Saint-Hippolyte) chef du secteur du XIIIe arrondissement et habite au Kremlin-Bicêtre.

 

Roger Drapier en 1936-1939. C’est bien le compagnon de Larigaudie, qui a repris sa troupe sitôt rentré de Saïgon où il avait d’abord envisagé de rester. Drapier a forcément été nommé en 1936, puisqu’il part à l’été 1937 et que Larigaudie, ci-dessous, le qualifie de « Sm. 27ème Paris » ; il venait d’Amiens. Larigaudie le décrit ainsi :

 

"Il fallait d’abord trouver un compagnon solide pour cette course à travers tout un continent. Ce fut Roger Drapier, scout d’Amiens et Sm. [de la] 27ème Paris, troupe Saint-Philippe-du-Roule. Blond aux yeux bleus, silencieux, doux et technicien émérite, conducteur d’une étonnante virtuosité, cuisinier, infirmier et bricoleur, champion de natation, doué d’une force physique prodigieuse, d’humeur toujours égale, d’un calme imperturbable au milieu des pires catastrophes, il portera sur ses robustes épaules à peu près toute la partie technique de l'expédition. Il sera le partenaire idéal d’un bout à l’autre de notre longue route que nous parcourrons sans l’ombre même d'une discussion ! […] Pendant que je cours du quai d’Orsay aux Colonies et d’ambassades en consulats, Roger révise la voiture et en fait la mise au point minutieuse. Sur des chemins impossibles, il se livre à des essais capables de démolir une voiture de moins robuste constitution. « Jeannette » tient bon. Il commande la tente, le matériel de cuisine, de couchage, les réservoirs d’eau et d’essence, les cantines étanches, les câbles d’acier, l’outillage. Il conçoit et réalise un système de cabestan et de poulies qui nous permettra de sortir la voiture de la boue ou des ravins. Il fabrique en plaques de tôle un coffre où nos vêtements seront à l'abri de la poussière, de l'eau et du chiffonnage… Car nous devons emporter, en plus de nos tenues de camp, smokings et complets de ville. Chaque soir nous nous retrouvons, avec quelle joie ! dans un petit restaurant de l’avenue Hoche [proche de Saint-Philippe-du-Roule, donc certainement fréquenté par la maîtrise de la 27ème !]. Roger me tient au courant de la préparation matérielle, je lui confie mes succès et mes déboires. On ne met pas sur pied un semblable voyage sans avoir une dose considérable d'imagination."

 

On ignore qui a pris l’intérim de Drapier pendant l’année que dura le raid. Le 25 juin 1938, C’est la 27ème qui vient au complet, troupe et meute, accueillir Larigaudie à la gare d’Orsay.

 

La cheftaine fondatrice de la meute se nomme Antoinette Hugot et reste au moins jusqu’en 1933. Anita Maisonnas est A. C. M. en février 1931. Une autre A. C. M., Madeleine Semet, reprend en 1934 la meute 1ère Montreuil. Une autre encore, Geneviève Chausson, décroche sa badge de bois en 1938, ce qui est rare pour une simple assistante ; il est vrai qu’elle devient Akéla en 1938-1939. Son successeur est Charlotte Heilbrun, elle aussi brevetée de Chamarande. Il est curieux, étant donnée la proximité de la troupe avec le Q. G. avant la guerre, que ses assistants ne soient pas nommés officiellement et qu’on n’en trouve pas trace dans Le chef ; mais semble que de nombreuses troupes, et parmi elles les plus anciennes, ne se donnaient pas le mal de faire enregistrer leurs assistants. L’aumônier est, à partir de 1931, l’abbé Flandin, assisté de l’abbé Villeplet, qui est aussi aumônier adjoint de la Madeleine. À cette époque comme aujourd’hui, la 27ème est liée à ses voisines, comme l’atteste le jeu inter-troupes de 1934 avec la 12ème (Bayart) à Achères, jeu qui a été de nouveau mené, naturellement dans l’ignorance du premier, en 2005 ! Les patrouilles sont, comme il arrive souvent avant-guerre, fixes ; elles se créent et disparaissent avec leur génération.

 

C’est ainsi qu’en 1931, l’Abeille, patrouille des aînés, disparaît, puisque ses scouts montent au clan ; restent Alouettes, Loups et Castors ; l’Écureuil est créé en 1932 avec les louvarts montés de la meute. Camp de Pâques 1931 à Juilly ; d’été à Kéran, en Arradon (Chailley étant à Chamarande, Cruiziat et Audic dirigent la troupe) ; camp d’été de 1932 en Bretagne ; camp de Pâques 1934 à Morsang, etc. En 1934, la troupe perd François Colas de La Noue, C. P. des Loups, mort à quinze ou seize ans ; en 1928 Raymond Moreau, le second du Coq.

 

Dès 1933, la troupe a un bulletin des anciens, nommé Zzou. La devise de la troupe et du groupe est « Agir ». La troupe est sans doute proche dans son esprit de celles de Paris centre II, c’est-à-dire centrée autour du jeu et de l’aventure, comme le montre le rallye de Paris ouest II organisé en 1936 par Boudet, et qui est un grand jeu à dix-huit troupes, celles de Saint Louis faisant partie du district à cette date. En 1938, la 27ème se classe première au nombre de calendriers vendus, en en plaçant à elle seule sept cent soixante-quatre, contre un gros millier pour les trois troupes de Saint-Louis-d’Antin ; le district Paris ouest II est lui-même premier. Le local de la troupe est d’abord l’école paroissiale, 19, square de Messine (actuelle rue du Docteur-Lancereaux ; l’école a disparu, remplacée par une maison des Franciscaines missionnaires de Marie), puis en 1933 une cave du 2, rue de la Baume (ou 20, rue de Courcelles), qu’elle possède toujours, soixante-dix ans après ! Ce local modeste, mais pratique, sert d’ailleurs de local de district de Paris ouest II en 1934-1939, époque où presque tous les cadres du district, Boudet, Pouilly, Cruiziat, Huveteau, sont issus de la 27ème. Les autobus qui le desservaient en 1935 portaient les indices charmants de U, Ubis, BE, AS, AB, AC, AH, 15, 16 et 17…

 

La 27ème a été pendant la guerre la troupe du futur président Jacques Chirac (à la meute et à la troupe) et de Christian de Chergé, plus tard trappiste, mort martyre avec les moines de Notre-Dame-de-l’Atlas en Algérie (et dans sa sizaine se trouvait Guy de Coatgoureden, C. G. de Pasteur vers 1990). Les Chergé, fils d’un général, étaient une fratrie nombreuse et étudiaient à Sainte-Marie-de-Monceau mais, comme une autre fratrie, les des Mazery — quatre frères, eux aussi à Sainte-Marie, fils d’un officier (et petits-fils de tertiaires dominicains attachés au couvent de l’Annonciation), et sept sœurs — ils préféraient la troupe paroissiale à la 104ème du collège. Jacques Chirac voulait être chef ; sans doute happé par ses études, il ne le fut point. Au même moment, la troupe comptait aussi Georges-Vincent (« Jo ») Dumontet, qui a pris le clan de la 104ème en 1949 et qui est mort pour la France en Indochine : son chef le qualifia de « vrai seigneur au combat », et il ne quittait jamais son chapelet, et il semble avoir marqué la troupe. En 1946, le chef est peut-être François Renard.

 

Dans L’Île-de-France de mars 1946, on trouve un long article fort critique (anonyme, mais certainement de Claude Peignot) sur la fête de groupe de la 27ème, donné à Gaveau, qui commence par : Léo Delibes, Godart, Chopin, Schubert, c’est bien, mais cela n’enchante que l’âme, ne berce que le cœur ; le groupe Saint-Philippe-du-Roule et le clan Don Bosco, c’est mieux : cela endort complètement […] J’ai beaucoup baîllé, la demoiselle qui était à côté de moi aussi, et le monsieur de devant… Mise en scène médiocre ; Pichrocole par le clan sauvé seulement par Remy Raoux, comédien-routier ; Escarmador rebattu par la troupe, et meute à l’avenant… Les (futurs) Compagnons de la Chanson viennent seuls sauver le programme ! La charge est d’autant plus cruelle que le même critique apprécie les fêtes de la 86ème et de la 44ème, et se réjouit de celle de la 5ème…

 

En 1947, la maîtrise est constituée d’Éric de Dampierre, assisté d’Yves Legay, qui vient de Neuilly, et de trois frères des Mazery, Alain (plus tard rédacteur en chef de La Vie, Georges Hourdin étant son oncle), Guy et Géraud. Cette équipe souffre des défauts dénoncés par Menu : peu d’élan, garçons nombreux, mais mal motivés.

 

Àla rentrée de 1948, la troupe est reprise par Louis des Mazis, venu lui aussi de la 104ème, qui la lance aussitôt vers les Raiders (même s’il sèche le C. E. P. de 1949…), avec l’aumônier, l’abbé S. Cottin, affectueusement totémisé « Corneille furibarde » — des Mazis, quant à lui, portait un difficile « Chimpanzé impérieux » ! La troupe devient donc la 18ème Raiders, peu après un camp dans le Jura. Elle conserve des traditions venues de l’avant-guerre : les Promesses prononcées sur la place qui est devant l’église, la fourragère d’honneur donnée au 1èmer C. P., les C. D. C. tous les samedis soir au local. Parmi les premiers raiders de la troupe, Alain Dezac et Olivier de Mareuil. Parmi les A. C. T. vers 1950, Étienne Laurent, lycéen à Sainte-Marie-de-Monceau.

 

En 1950, l’Akéla de la 27ème, Thérèse de Chauveron, épouse l’aspirant Renaud Duhesme, l’ancien C. T. de la 175ème de Saint-Honoré-d’Eylau. Une Simone Torrent était A. C. M. en 1947, une Anne de Chaisemartin en 1958. Sur sa lancée, la troupe, dont Michel Menu a bien connu et apprécié les chefs, recrée la 222ème et elle reste raider jusqu’en 1956. Elle reprend le béret dès 1957 (année où la H. P. fait une retraite des Cendres à Cîteaux et la troupe, un camp en Forêt-noire). En 1959, le C. T. est vraisemblablement Philippe de Moussac, d’une famille qui a déjà fourni des scouts nombreux ; il accueille au camp de la troupe quatre patrouilles libres. A. C. T. nommé en 1958, Gérard Taussig (chirurgien en 1961). C’est vraisemblablement l’époque — avant 1965, en tout cas, car il rentre à Amiens à cette date — où Gilles de Robien, futur ministre du président Chirac, est chef dans la troupe ; il semble y avoir été scout aussi, avec un totem bien typique de la 27ème, Flamant goguenard.

 

Un trou pour les années 1960. Il semble que la 27ème, comme beaucoup de troupes raiders, accueille favorablement la réforme de 1964, mais sans donner dans les excès du mouvement à cette époque. La 27ème accueille ce qui reste de Bayart en 1972, et prend alors le nom de 12ème-27ème Paris « Saint-Philippe Saint-Augustin ». L’aumônier arrivé en 1971, le père Daniel Ponsard, vicaire à la paroisse, soutient cette approche relativement « traditionnelle ». Il exerce une grande influence sur le groupe, dont les C. G. sont plus effacés. C’est grâce à lui que la 3ème Paris marine (« Amyot d’Inville » rouge, bande grise) créée en 1954 par Jean Scala, est installée à Saint-Philippe-du-Roule de 1972 à 1980, car il est aussi son aumônier et, en général, l’aumônier de scouts marins de l’ouest de Paris. Jean Scala, quant à lui, est enseignant à Sainte-Marie ou à Fénelon. En 1980, la 3ème marine suivra le père Ponsard à Saint-Jean-de-Passy. Son lien avec la paroisse n’a jamais été très intense, même si certains chefs (Patrick Joly, véritable adjoint de Scala) jouent le jeu, en organisant le Noël des Anciens de Saint-Philippe-du-Roule, et si des week-ends communs avec le poste Pionniers ont eu lieu. Cette troupe existe encore ; elle est restée S. d. F., mais très traditionnelle (c.f. son histoire complète à son numéro).

 

En 1976, le chef du poste est José-Maria Aulotte, assisté de Guy Saint-Roma, qui épousera Agnès Pinel, Akéla de la 39ème ; le chef de la 3ème marine Patrick Joly, les cheftaines louveteaux sont les sœurs Boulois et les sœurs Durant des Aulnois, dont l’une épousera Patrick Joly. Le chef de la troupe Rangers, dont la base est au 174 (deuxième étage, droite), la cave de la rue de Courcelles restant au poste, est Benoît Millischer, qui vient de Louveciennes, assisté de Didier Malézieux-Dehon, Marc Desaubliaux et Guillaume des Mazery (fils de Guy des Mazery), dont aucun n’est un ancien de la 27ème. Cette rupture de génération explique peut-être l’évolution à venir. Cette année-là, camp de printemps à bicyclette en Normandie, d’été dans le Jura, et montage d’On purge bébé, de Feydeau, pour la paroisse. À la rentrée de 1976, le C. T. Rangers est Guillaume des Mazery, assisté de Bertrand Boulenc, venu du lycée Carnot, puis d’Antoine Bouvier. En 1977, la troupe Rangers et le poste doivent camper ensemble en Limousin, faute de maîtrise : José-Maria Aulotte effectue son service sur la Jeanne-d’Arc. C’est le premier pas, un peu accidentel, vers le retour à la pédagogie unitaire.

 

Àla rentrée de 1977, en effet, la maîtrise reste commune. Avec son assistant Éric Bourdeleau et son futur successeur, Éric Gaillard, Guillaume des Mazery, influencé par un ami chargé des P. L. de la F. S. E., par l’abbé Ponsard et par la lecture de Forestier, décide d’unifier les patrouilles et d’adopter — en 1978 — le beige. José-Maria Aulotte, revenu de l’armée et tout jeune C. G., accompagne le mouvement : la meute d’abord reste jaune, puis la meute 27ème, qui avait été fermée, est rouverte — en bleu — ; le relais Compagnons essaye de vivre la Route. Camp d’été de Rocamadour à Condom, en vélo. La région S. d. F. tolère cette évolution, même si la maîtrise acquiert mauvaise réputation rue d’Assas et lors des S. T. I. P. et S. T. A. P. à Jambville ! Au début de 1979, Guillaume des Mazery, parti à l’école de médecine militaire de Bordeaux, passe la main à Emmanuel Gaillard, dont le frère Olivier était aussi pionnier. Camp de 1979 à Gap. Parmi les maîtrisards des années suivantes, Raphaël Duflos, Gilles Desbief et Emmanuel Ballande. Emmanuel Gaillard et Eric Bourdeleau sont les premiers chefs sortis du poste pionnier façonné par José-Maria Aulotte. Le retour à la pédagogie unitaire, qui est au vrai une reconstitution, aucun chef n’ayant vécu cette pédagogie, ne va pas sans difficultés. Le père Ponsard passe le groupe au père Jean-Claude Husson, du couvent de l’Annonciation, tandis que le curé de la paroisse, le père Hugues, reste plutôt passif. La meute et la troupe 12ème sont rouvertes en 1981, la meute 16ème en 1983. En 1984-1985, une meute du groupe du Saint-Esprit, la 139ème Paris, rompt brutalement avec son codep et rejoint la 27ème. Elle se fond dans la meute 39ème. Enfin les unités de l’ancien Bayart reprennent leur indépendance et se réinstallent à Saint-Augustin.

 

Durant cette époque, la 27ème est un foyer unitaire, non seulement pour la 12ème, mais aussi pour la 185ème (Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux), la 15ème (Saint-Charles-de-Monceau), la 3ème marine (Amyot d’Inville) et, plus lointainement, la 226ème (Saint-Jean-de-Passy) et la 210ème-310ème (Saint-Ferdinand-des-Ternes). Les chefs passent alors fréquemment d’une unité à l’autre : Guillaume des Mazery, louveteau à la 39ème, a prononcé sa Promesse au sein de la 3ème marine ; les Pillaudin, les Fatou, les Bès de Berc… La volonté de ce groupe de chefs et des aumôniers qui l’accompagnaient (le père Ponsard, jusqu’en 1979, puis le père Jean-Claude Husson, dominicain, de l’Annonciation) était de rester au sein des S. d. F., mais Bayart le premier décide de rejoindre les S. U. F., en 1984, semble-t-il. La même année, le mouvement réagit et il menace le groupe de Saint-Philippe-du-Roule, dont les chefs ont sans doute précipité l’orage en paraissant en beige à Jambville, d’exclusion, ce qui déclanche le passage aux S. U. F. en 1985 ; mais cette étape est compliquée ; les meutes sont encore S. d. F. en 1985-1986. Les unités G. d. F. (la 22ème Paris à Saint-Philippe-du-Roule, la 140ème à Saint-Augustin), étroitement unies au groupe S. d. F. depuis plusieurs années, suivent le même parcours. La 22ème G. d. F. devient la compagnie 27ème S. U. F. en 1985.

 

222ème Paris

La 222ème Paris est créée en 1949, mais elle connaît un nouveau départ en 1951, avec pour C. T. Claude Ink, polytechnicien, qui vient du Vésinet, et pour A. C. T. J.-P. Hulot. Son existence est difficile : elle est ouverte de nouveau en 1954, encore par dédoublement de la 27ème (attestée en 1955, en 1958) ; la 27ème est citée pour cette raison par Menu dans Raiders-Scouts. Le numéro est assez curieux : c’est probablement une allusion au couvent dominicain du 222, rue du Faubourg-Saint-Honoré, qui a dû fournir aumônier et local (c.f. plus de détails sur ce couvent au paragraphe sur le clan), mais c’est peut-être aussi un numéro d’ordre, la 220ème Paris ayant été affiliée en 1948.

 

227ème Paris

La 227ème Paris est créée en octobre 1957 par nouveau dédoublement de la 27ème (une troupe de ce numéro existait peut-être en 1948). C. T. 1958-1959 : Éric Jauffret (il a été nommé A. C. T. en 1958). Elle doit, comme sans doute la 222ème avant elle, trouver une nouvelle base ; celle-ci est aménagée et bénie le 8 décembre 1957, mais où était-elle ? Probablement au 174, rue du Faubourg-Saint-Honoré, l’immeuble paroissial. La meute est attestée en 1962-1963 (A. C. M., Anne-Marie Aine et Claude Mas). 222ème et 227ème n’existent plus depuis 1964 au plus tard.

 

39ème Paris

La meute 39ème Paris existe dans le groupe depuis 1968 environ. Ce numéro mystérieux ne semble pas venir de la 39ème de Saint-Lambert-de-Vaugirard ; peut-être est-ce simplement l’addition, à une période où les numéros étaient déjà un peu oubliés, de 12 et de 27.

 

Le Clan

Le clan, commun avec la Madeleine (28ème), est affilié le 9 décembre 1931 sous le nom de « Don Bosco », mais il est fondé dès la Saint-Georges 1930, ce qu’on sait par un bulletin de clan, La Route de Saint Philippe, de juin 1930. Son fondateur est André Cruiziat. Cruiziat, paroissien de Saint-Philippe-du-Roule et animateur du patronage, a rencontré le scoutisme assez tard : il a prononcé sa promesse à dix-neuf ans, au sein de Monalembert (25ème Paris), avant de prendre la troupe. Il garde le clan jusqu’en 1934, avec pour aumônier l’abbé Yves Laumondais, de la Madeleine, une personnalité remarquable, mais qui meurt en 1935 au moment où il vient d’être nommé Au. D. En 1931, le clan campe dans les Vosges. En 1932, un petit camp de Noël dans le Morvan réunit Cruiziat, Chailley, Pierre Schæffer et l’abbé Joly : les deux derniers ont fondé le clan de l’École polytechnique et Goutet donnera, en 1935, l’aumônerie nationale de la Route à l’abbé Joly.

 

Après un Noël routier accompagné par Doncœur en 1931, et avec l’aide du clan de Paris nord I fondé par Goutet en 1932, du père Fillaire, de la Catho, et de quelques donateurs fortunés de la paroisse, le clan monte aux Quatre-Routes, aux confins d’Asnières, de Colombes et de Gennevilliers, le patronage Notre-Dame-de-la-Route, que le cardinal Verdier vient inaugurer en 1933. Cette chapelle existe toujours ; elle se trouve 39, rue Henri-Poincaré, à Asnières, lieu-dit Les Morinoux, près du port de Gennevilliers. Comme souvent, le soutien matériel du patronage était assuré par des concerts et des conférences mondains, comme celle du 17 décembre 1933, donnée par le célèbre père Lhande, auteur du Christ dans la banlieue, avenue Hoche.

 

Camp d’été 1932 au Luxembourg. L’aumônier semble être dès cette époque et jusqu’à la guerre le fr. Pol de Léon Albaret, o. f. m. (de la rue Marie-Rose), ce qui explique que le bulletin du clan soit imprimé par les Éditions franciscaines.

 

Durant l’été de 1933, le père Forestier, aumônier général, demande au frère Yves Congar, dominicain, le futur cardinal, d’assurer l’aumônerie du camp de Mende au mont Aigoual, ce que Congar fait avec plaisir ; il tient un journal inédit de ce camp où il se montre impressionné par la personnalité de Cruiziat, tout en gardant une distance critique ; il le trouve nettement dirigiste, parfois naïf sur les routiers, volontariste, mais profond et entraînant. Camp qu’il quitte « l’âme pleine de choses » ; « Spontanément, j’embrasse tous les routiers à la ronde, comme nous le faisons, au Saulchoir, entre frères », rarissime marque d’affection chez le sévère Congar, dont c’est presque la seule expérience scoute !

 

J’ignore où a eu lieu le camp de l’été 1934, année où Michel Blanchon, comme C. T. de la 28ème, était encore membre du clan et, curieusement, n’avait pas pris son Départ. Été 1935 : camp avec le père Boulay, o. p., mais où, là encore ? Le père Boulay étant un exégète éminent, il n’est pas impossible que ce camp ait eu lieu en Terre sainte. Cruiziat a alors pour A. C. C. Henri Pouilly, Lucien Huveteau et Jean Rebeyrat.

 

En 1932-1934, Cruiziat est C. G. et, en même temps, A. C. Pr. R. ; il anime depuis 1931 les C. E. P. du Breuil et la revue La Route, en compagnie de Pierre Goutet, lui aussi habitant de la paroisse et ancien du groupe, sous le patronage un peu distant du C. N. R., le commandant Lhôpital ; en 1934, il aide le clan de Paris est II (c.f. aux clans de districts) ; en 1936 il prend Paris est I ; il reste A. C. Pr. R. jusqu’en 1940, mais il dirige surtout la Route des Scouts de France avec Goutet, comme C. N. R. A., de 1935 à 1940, tout en gardant personnellement la charge de la Route de deux districts, Paris est I et Paris ouest II, celui de la 27ème. Il a pour assistants Huveteau, Rebeyrat, Daron et Hache. Le tandem qu’il forme avec Goutet est très célèbre, comme le racontera Pierre Schæffer dans Les enfants de cœur : Le tandem Portier [Goutet]-Carrière [Cruiziat] dirigeait La Route et commençait à être célèbre. Portier ne ressemblait pas plus à Carrière que le jour à la nuit, mais leur ensemble faisait un monde. Pour tout dire, Portier était fils de famille, Carrière, fils d’épicier [en fait, de chauffeur de maître]… Carrière débordait largement le clan [Don Bosco]… Le clan [Don Bosco] donnait le ton à toute la Route parisienne.

 

L’écho s’en répercutait jusqu’au fond des provinces. […] Aisé, libéral, déjà inspecteur des Finances, indifférent à l’argent, bibliophile averti, politique consommé, Goutet chante, pratique tous les sports, campe, est ouvert à tous. Le goût du pouvoir se cache assez bien derrière une réserve souriante, une grande prudence. Cruiziat, doté d’un grand appétit d’apprendre et d’un génie de l’action, rêve joyeusement de bouleverser tout le mouvement… Il a fait de son clan un clan populaire, l’a doté d’aumôniers à son goût — il est allé chercher un franciscain, le père Pol de Léon, ne trouvant pas ce qu’il voulait à la paroisse —, s’est affranchi du côté nettement « vieille France » que conservera, jusqu’à la guerre, le puissant district voisin du XVIe arrondissement. Il a créé au Retiro, un bistrot proche de la Madeleine, un centre d’échanges d’idées, de matériel et de volontaires, en particulier de chefs, qui dépérira après son départ. Il manie les concepts avec l’enthousiasme et parfois la lourdeur d’un néophyte, et n’apaise son perpétuel mouvement que dans l’action liturgique, à laquelle l’a initié le père Doncœur.

 

Les successeurs de Cruiziat à Don Bosco sont deux des premiers routiers du groupe, Jean-Henri Pouilly (adjoint de Cruiziat encore en 1935, alors qu’il est déjà A. C. D. R.) et Lucien Huveteau (chef en 1936-1938, A. C. C. Henri Hache, Pierre Joly, André Daron, puis Hache, Joly, Rodrigue Théoret et Jacques Hébrard). Dès 1935, Huveteau monte une des premières équipes professionnelles de routiers — une idée promue par Goutet — à la bourse de Paris. Henri Pouilly, devenu C. G. (1937), A. C. D. R., et enfin A. C. Pr. de George Gauthier en novembre 1937, désigne Huveteau pour lui succéder comme A. C. D. R., tout en gardant le groupe et en s’engageant au sein de la C. F. T. C. En 1940-1941, il aide le C. N. E., Pol Daversin, à sauver le Q. G. ; en mars 1941, il en brise les scellés, pendant que le père de Paillerets occupe la gardienne, pour récupérer tous les papiers en passe de tomber dans les mains des Allemands. Il fait ensuite partie du Q. G. clandestin de Delsuc. Huveteau reste A. C. D. R. jusqu’en 1939.

 

Cependant, le clan, dont Huveteau est donc le chef jusqu’en 1938, est réaffilié en octobre 1935 avec les unités suivantes : 27ème, 28ème, 19ème (Roland), 15ème (Saint-Charles-de-Monceau) et la 54ème de Saint-François-de-Sales, ainsi que la 104ème de Sainte-Marie-de-Monceau et quelques routiers issus d’H. E. C., école qui est alors place Malesherbes. Le clan possède son organe imprimé, le Carnet de route du clan Don Bosco. Il est en fait une sorte de clan-école, comme celui de la 25ème, et il accueille aussi bien les routiers isolés que les routiers en formation pour d’autres clans ; Cruiziat continue de participer aux camps. Il a fourni de nombreux C. T. et C. G. aux troupes du VIIIe arrondissement et de ses environs. Juillet 1936 : Pyrénées. À la rentrée de 1936, la Madeleine prend son indépendance. Avril 1937 ; Provence, avec le père de Montrichard, s. j. Juillet 1937 : Luxembourg.

 

Est-ce de Don Bosco que vient la prière traditionnelle du vendredi à 7 heures du matin ? En tout cas, le clan faisait célébrer, tous les premiers vendredis du mois, une messe destinée aux routiers travaillant dans le centre de Paris dans la crypte de la Madeleine. Les réunions ont lieu rue de la Baume, ou bien au 78, rue de Courcelles, et des messes du matin au couvent dominicain de l’Annonciation, 222, rue du Faubourg-Saint-Honoré ou bien dans la chapelle (disparue) de la maison paroissiale, 174, rue du Faubourg-Saint-Honoré. C’est à l’Annonciation, couvent de l’aumônier général clandestin Michel de Paillerets, qu’est décidée la création de la région d’Île-de-France par Bernard Lechartier, en pleine guerre : en 1941. Par la suite, le « 222 » étant le couvent du père Forestier, Cruiziat, Rigal et Goutet y tiennent quelques-unes des fameuses réunions politiques de la Route (dans la salle du 228 ; mais elles ont habituellement lieu au centre d’Expression de la province, 105, rue Raymond-Losserand) ; le père Forestier et le père Sirot, dans la grande chapelle, expérimentent, en 1949, la messe dialoguée pour les chefs et routiers.

 

Le père Sirot, spécialiste de la liturgie et auteur de plusieurs livrets pour les scouts et les routiers, encouragera les unitaires après 1965, par la revue Réflexions de scoutmestres, puis les Goums. Ce grand couvent a donc joué non seulement un rôle dans l’histoire du groupe, avec la 222ème et le clan, les pères Sirot, Husson, Boulay, mais aussi aussi pour le mouvement, avec les pères Sirot, Raymond-Marie Florent (pastorale), Hubatzeck (Au. Pr. de Sainte-Geneviève), Manteau-Bonamy, Boulay, de Paillerets, etc. Une peinture du cloître, un Christ de Georges Desvallières, illustre d’ailleurs le calendrier de 1951… Un des routiers, Jean (Denys) Dureau, est entré dans chez les Dominicains en 1935 environ, un autre, Édouard (Augustin) Delorme, le suit en 1936, un troisième, Robert (Philippe) Boyer, en 1937, tandis que Pierre Houdart devenait franciscain. Le clan a aussi fourni le médecin provincial en 1937, Marcel Fay.

 

C’est encore Don Bosco qui, par sa patrouille de routiers mariés « Sainte Famille », créée en 1934, est à l’origine, avec d’autres initiatives éparses, de ce qui deviendra les Équipes Notre-Dame. Le père Pol de Léon passe la main ensuite au père Maydieu, dominicain, qui anime la première retraite chez les Bénédictines de Vanves. L’organisation des équipes de foyers sera ensuite prise en main par Dary et Debionne, et les retraites, à partir de 1937, ont lieu chez le père Doncœur, à Troussures. Le détachement de Goutet et Cruiziat à l’égard de Doncœur à partir de 1935 (Goutet était cadet depuis 1928 et Doncœur l’avait marié en 1931) explique sans doute que les Amitiés scoutes n’auront pas de lien avec les Équipes Notre-Dame. Le clan a donné à la France Robert Pineau, A. C. C., venu de la 15ème (Saint-Charles-de-Monceau), mort au siège de Strasbourg en 1945, et Jean-Louis Lang, lui aussi A. C. C., mort en Lorraine en 1944.

 

En 1945, Cruiziat et Pouilly organisent la Saint-Georges 1945 avec Piketty et Delsuc ; Pouilly est spécialement chargé de la place de la Concorde. Le clan semble restreint à la seule 27ème vers 1948, La Madeleine ayant repris son indépendance. On ignore encore l’histoire du clan après la guerre, ce qui signifie qu’il n’a pas dû s’associer aux expériences de la Route dans les années 1950.

 

Le Groupe

Le groupe S. U. F. de Saint-Philippe-du-Roule possède toujours ses meute, troupe, compagnie et ronde 27ème. La meute 39ème disparaît vers 2000. Une forte unité a subsisté entre les groupes du VIIIe arrondissement, Saint-Philippe-du-Roule, Bayart et la 15ème (dont les éléments unitaires sont passés à la Madeleine), qui sont désormais tous S. U. F.

 

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28ème — 128ème Paris

Paroisse Sainte-Marie-Madeleine (« La Madeleine » alias Yves Laumondais).

1926 — aujourd’hui (S. U. F.).

Paris Ouest II — Vieux-Loup (Champs-Élysées).

 

28ème Paris

La 28ème Paris (jaune plain) est affiliée en 1926, son clan, commun avec la 27ème, en 1931. Michel Blanchon en a été fondateur et C. T. jusqu’en 1935. Son successeur est François Guy. La troupe participe aux Jamborees de 1929 (où elle édifie, avec l’aide de 5ème commandée par Delsuc, la tour Eiffel de bâtons — un des scouts avait gagné le concours d’habileté manuelle de la revue) et de 1957. Elle est mentionnée en 1932, 1934, 1933 et 1937. C’est dans cette troupe que le futur père de Paillerets découvre le scoutisme (comme il entre chez les Dominicains en 1926, la troupe doit dater en réalité de 1924). Très dynamique, la 28ème a possédé, outre la 128ème, un doublon nommé 28ème B en 1935 (si ce n’est pas la 128ème, car il semble que la Madeleine utilisait peu son numéro 128ème) et, en 1937, trois meutes, A, B et C.

128ème Paris

La 128ème Paris (jaune plain) est un doublon précoce de la 28ème, antérieur à 1934. Elle est citée pour son livre de tradition en 1946. Elle est attestée en 1958.

Le Clan

Le clan est commun avec la 27ème depuis l’origine, 1930, jusqu’à 1936, date où il prend son indépendance sous le nom de l’aumônier récemment décédé, « Yves Laumondais », nom qui devient aussi celui du groupe en 1937, mais qui ne semble plus porté après la guerre. C’est encore de ce groupe longtemps dynamique que provient Françoise Pistre, Akéla, puis C. A. Pr. pour les louveteaux, puis C. N. L. en 1940.

 

La 28ème passe aux S. U. F., mais, curieusement, avec le foulard et le numéro de la 15ème, ce qui peut laisser supposer que le groupe S. U. F. est en fait un transfuge d’unitaires venus de Saint-Charles-de-Monceau.

 

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29ème Paris

c.f. 18ème (Saint-François-de-Sales) puis 59ème (Saint-Sulpice).